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Accident mortels et facteurs comportementaux

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Depuis 2013, la mortalité routière augmente

Ce sont les comportements dangereux, voire violents, qui sont en cause dans un nombre élevé d'accidents de la circulation

Depuis trois ans, la mortalité sur les routes progresse

« 3469 personnes seraient décédées sur les routes de France métropolitaine en 2016, soit 8 personnes de plus qu’en 2015. »

Cette tendance alarmante n’avait pas été observée depuis 1972. 

Une troisième année consécutive de hausse

Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a augmenté de 0,2% en 2016, avec 3469 personnes tuées, soit huit de plus que l'année précédente, a annoncé Bruno LE ROUX. Après les hausses enregistrées en 2014 (3384 morts, +116 tués par rapport à 2013, soit +3,5%) et 2015 (3461 morts, +77 tués, soit +2,3%).

Ces trois mauvaises années ternissent le bilan du présent quiquennat ; la sécurité routière doit constituer un défi pour la prochaine majorité.

Les facteurs comportementaux dans les accidents mortels sont…

  • La vitesse : 32 % des cas
  • L’alcool : 20 % des cas
  • Les stupéfiants : 9 % des cas
  • Le non-respect des priorités : 9 % des cas
  • L’inattention : 7 % des cas
  • Les dépassements dangereux : 4 % des cas
  • Les contresens : 2 % des cas
  • Les changements de file : 2 % des cas
  • Le non-respect des distances : 1 % des cas
  • Les malaises : 3 % des cas
  • La somnolence : 3 % des cas
  • L’obstacle sur voie circulée : 2% des cas
  • Les facteurs dans lesquels un véhicule est en cause : 1% des cas
  • Le téléphone : 1 % des cas
  • Les autres causes : 12 % des cas
  • Les causes indéterminées : 9 % des cas.

La mortalité routière serait en nette baisse sur les autoroutes (34 décès de moins).

La mortalité routière serait en légère hausse globalement sur le réseau routier départemental, qui compte 9 tués de plus (+1%) en 2016 par rapport à 2015.

S’agissant de « La vitesse dans 32 % des cas » : le risque d'être gravement blessé ou tué double entre 50 et 70 kilomètres par heure et quadruple entre 50 et 100 kilomètres par heure.

Le « relâchement des comportements »

S’agit-il d’un euphémisme ingénieux qui a fait remplacer le « comportement dangereux » par le « relâchement de comportement  » ?

Nous constatons, que dans un nombre important d’accidents de la circulation, ce sont les comportements dangereux, voire violents, qui sont en cause.

Au moment de l’enquête pénale, les avocats spécialisés en droit du dommage corporel manient aussi le droit routier.

A la lecture des procès-verbaux d’accidents, aux récits des victimes ou lors des audiences pénales, toutes les variantes de comportements sont observées.

Dans notre mission d'accompagnement des victimes corporelles, les exemples dramatiques de violences routières abondent : 140km/h en agglomération, des blessures corporelles graves et une situation de handicap majeur du conducteur du véhicule percuté ; 110 km/h en agglomération auxquels s'ajoutent l'alcoolémie, deux personnes sont décédées. Un refus délibérée de marquer l’arrêt par un poids lourd, une personne est décédée, etc.

A retenir
Le risque d'être gravement blessé ou tué double entre 50 et 70 kilomètres par heure et quadruple entre 50 et 100 kilomètres par heure
Progression du coût moyen de la sinistralité médicale Selon la Sham (Société Hospitalière d'Assurances Mutuelles spécialisée dans l’assurance des risques des acteurs de la santé, du social et du médico-social), le coût moyen des sinistres médicaux ne cesse d'augmenter
Inclusion du préjudice d’angoisse dans le poste des souffrances endurées Responsabilités - Réparation du dommage corporel : cet article traite de l'inclusion du préjudice d’angoisse de mort imminente dans le poste des souffrances endurées (Cour de cassation, deuxième chambre civile, 2 février 2017: n° 16-11411 - Revue droit & santé, septembre 2017, numéro 79, P.-.Y. CHAPEAU, P. VÉRON)
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