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Hausse de la mortalité routière en mars 2016

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Depuis le début de 2011, le nombre de morts sur les routes est de nouveau à la hausse

257 personnes seraient décédées sur les routes en mars 2016. La mortalité routière connaît donc une hausse significative (+14.2%) par rapport à mars 2015.

257 personnes sont décédées sur les routes en mars 2016

La mortalité routière connaît donc une hausse significative (+14.2%) comparée à mars 2015.

Les accidents corporels, c’est à dire les blessés et les blessés hospitalisés, sont plus nombreux (respectivement + 4,1%, + 5,4% et + 5,3%).

Ainsi, en mars 2016, 32 personnes auraient été tuées en plus par rapport à mars 2015.

Pourtant, depuis la mise en place de la première politique de sécurité routière le nombre d’infractions dangereuses a baissé.

Les automobiliste sont désormais plus respectueux de la réglementation routière, quand bien même l’automobiliste du XXIème siècle semble peu convaincu par les exigences des règles de prudence. Celui-ci conduit davantage dans la crainte du retrait de permis que dans l’adhésion aux nouvelles mesures.

« Nous avons tous grandi avec la sécurité routière »

Depuis les années 70, le nombre de morts sur la route a été divisé par quatre, alors que le trafic routier a plus que doublé. 

La France, longtemps considérée comme un des pays les plus dangereux d’Europe s’agissant d’accidents de la circulation, connaît une augmentation constante des tués sur la route jusqu’en 1972.

Au début des années 70, les pouvoirs publics et l’ensemble de la classe politique s’investissent sur ce thème fortement médiatisé.

Dès lors, les enfants sont sensibilisés dès l’école primaire aux dangers de la route, le permis à points est mis en place et des stages pour les conducteurs contrevenants sont instaurés.

En juillet 2014 une baisse de 11,6% de la moralité sur la route est constatée par rapport à 2013.

Les chiffres sont encourageants et le système plus répressif.

De manière sommaire, la sécurité routière, synonyme de prévention routière, se définie comme l’ensemble des mesures visant à éviter les accidents de la circulation.

Elle constitue en France un enjeu majeur de santé publique et de protection des personnes.  Ainsi, la sécurité routière est une composante de l’ordre public. L’assurer fait partie des missions qui incombent à l’administration.

En effet, depuis l’entre-deux-guerres l’augmentation des véhicules motorisés est synonyme d’augmentation du nombre d’accidents et de victimes.

Schématiquement, l’histoire de la sécurité routière peut être divisée en trois mouvements.

Elle connaît en premier lieu, la mise en place d’une politique visible.

Organiser la lutte contre l’insécurité routière

L’année 1972 est l’année la plus meurtrière avec 16545 tués, victimes de la route.

Jacques Chaban-Delmas, alors Premier ministre, initie une politique de sécurité routière  en mettant en place un comité interministériel à la sécurité routière ayant pour objectif une inversion des courbes.

Ce comité doit, de paire avec le gouvernement, définir une vision, une politique et des objectifs plus cohérents attenant à la prévention routière.

Il s’agit à présent d’éduquer le citoyen français aux dangers de la route.

Au court de cette année, nait le premier spot télévisuel de sensibilisation (Une ville rayée de la carte).

Dès le second semestre 1972, les efforts du comité se font sentir : la courbe des tués sur la route s’infléchit.

Cette vague de sensibilisation s’accompagne de nombreuses mesures telles que la limitation de la vitesse, le port de la ceinture de sécurité à l'avant des véhicules ainsi que le port du casque pour les deux-roues.

S’ensuit une période de renforcement de cette politique.

l’accident de Beaune

Dans les années 1980, l’opinion publique s’empare de la question de la sécurité routière notamment après l’accident de Beaune et grâce à la Ligue contre la violence routière, première association qui donne la parole aux victimes et à leurs proches tout en insistant sur la notion de responsabilité.

En écho à cela les pouvoirs publics cherchent à consolider la politique de prévention routière.

Cette orientation nouvelle passe par de nouvelles règlementations sur la vitesse maximale et la mise en place d’une commission spécifique chargée de dresser un bilan précis sur l’état de la sécurité routière et de fournir des propositions.

De ces proposition, naîtrons la période probatoire de deux ans pour les jeunes conducteurs et le délit de mise en danger de la vie d’autrui.

Les années 1990 sont marquées par une légère remontée des accidents de la circulation, la France connaît alors un processus d’accentuation de la réglementation routière.

Le processus de durcissement de la réglementation routière est entériné par le gouvernement Jospin qui réagit aux chiffres de 1998 sur l’augmentation du nombre d’accidents de la circulation. Les peines sont alourdies et la fréquence des contrôles accentuée.

Si en 2000 la courbe des accidents de la circulation est à nouveau à la baisse M. Jacques Chirac, lors de sa réélection à la présidence de la République en 2002, fait de la sécurité routière une cause nationale.

En 2003, un nouvelle politique routière est présentée : elle s’articule autour de la multiplication des radars automatiques, une nouvelle aggravation des peines et d’autres mesures répressives.

La politique poursuivie depuis le début des années 2000 se caractérise en particulier par l’automatisation du traitement des infractions donnant lieu à un système moins tolérants avec des sanctions difficilement contestables par le contrevenant dès lors qu’elles ont été enregistrées.

Cette politique, loin de faire consensus, participe à une nouvelle réduction conséquente du nombre de tués sur la route et est toujours poursuivie en 2014.

Depuis 1972 le trafic routier a été plus que doublé et la mortalité sur la route a été divisée presque par 4.

En effet, au terme de l’année 1972, on déplorait 18034 décès sur la routes et 386874 blessés. 2014 sonne le glas d’un record historique avec une baisse de 15,6 % du nombre de blessés sur la route par rapport à 2013 et une baisse de 11,6 % du nombre de tués.

« Passer sous la barre des 3 000 morts d’ici à 2012 »

Depuis le début de 2011 le nombre de morts sur les routes est de nouveau à la hausse.

On compte depuis août 2013, 3340 décès et 57952 blessés sur la route. 

La violence des accidents de la circulation souligne les progrès qu’il reste à accomplir.

Si la France insiste largement sur les campagnes d’information et sur la répression des comportements dangereux au volant, qu’en est-il aujourd’hui de la prise en charge des victimes dès la période post-accident ?

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