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Les erreurs médicales, troisième cause de décès aux Etats-Unis ?

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En France, le signalement des accidents médicaux ne répond pas aux attentes des associations de victimes et des avocats spécialisés

Selon deux médecins de l’Université Johns-Hopkins les « erreurs médicales » causeraient, aux Etats-Unis, 251.000, décès par an. Sont-elles correctement recensées en France ?

Aux Etats-Unis, les « erreurs médicales » causeraient 251.000 décès par an

 

Qu’est-ce qu’une « erreur médicale » ?

Publié le 3 mai dans le British Medical Journal, l’article des Docteurs MAKARY et DANIEL ne présenterait pas toutes les caractéristiques d’une étude robuste.

Une première raison fausserait la statistique utilisée : pour dresser cet inventaire, les deux médecins de l’Université Johns-Hopkins ont - sommairement - appliqué le pourcentage des évènements indésirables mortels survenus aux données globales d’hospitalisation. Par ailleurs, les études utilisées par les docteurs MAKARY et DANIEL adoptent une définition très large de « l’erreur médicale ».

Les conclusions de « Medical error is third biggest cause of death in the US » présenteraient donc des biais méthodologiques (Paul BENKIMOUN, Pascale SANTI, Les erreurs médicales à l’hôpital, cause majeure de mortalité, Le Monde Médecine, 4 mai 2016).

Toutefois, selon les deux praticiens auteurs de l’étude, mesurer les conséquences des soins hospitaliers dispensés aux patients permet de s’améliorer et constitue « An important prerequisite to creating a culture of learning from our mistakes, thereby advancing the science of safety and moving us closer towards creating learning health systems […] ».

En france, combien d'accidents médicaux?

« Avec 15 millions d’hospitalisations en France en 2013, le nombre de décès liés aux erreurs médicales pourrait ainsi avoisiner les 50.000, en faisant la troisième cause de mortalité du pays après les cancers et les maladies cardio-vasculaires » selon Le Lien qui se fonde sur les données de l’Organisation Mondiale de la Santé.

D'après le Lien, en France, le traitement statistique de l'erreur médicale est insuffisant : « Nous demandons depuis des années la publication de données sur la mortalité liée aux erreurs médicales en France » ; « On commence seulement à faire en sorte que les événements indésirables graves liés aux soins soient déclarés ».

Le réseau des CHU en France l’estime à environ 400.000 par an.

Pour l’Agence régionale de santé dIle-de-France, les signalements ont progressé de 24 % en 2014, dont la moitié a conduit au décès du patient (op.cit. Paul BENKIMOUN, Pascale SANTI, Les erreurs médicales à l’hôpital, cause majeure de mortalité).

En l’absence de données statistiques indiscutables, loi de santé 2016 prévoit encore et toujours de renforcer « le recueil, la transmission et le traitement des signalements d'événements sanitaires ».

 

Préjudice corporel et barème d’indemnisation Le juge dispose d’un pouvoir souverain d’appréciation qui l’autorise à faire application du barème de capitalisation le plus adapté pour assurer la réparation du préjudice de la victime. La Cour de cassation rappelle que le juge est tenu d'assurer la réparation intégrale du dommage actuel et certain de la victime sans perte ni profit.
Choisir un avocat en droit du dommage corporel De nombreux avocats pratiquent une matière dans laquelle ils se spécialisent : l’avocat qui prête son assistance aux victimes d’accidents routiers, médicaux, sériels ou d’actes de violence et de terrorisme, pratique une discipline désignée sous l'appellation « droit du dommage corporel »
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