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Le dur combat des familles de victimes

Le dur combat des familles de victimes

« Victimes et proches doivent impérativement déposer plainte le plus tôt possible après l'accident, conseille Sophie PÉRIER-CHAPEAU, avocate. Cela permet d'être informé du déroulement de la procédure. Il faut également insister auprès des assureurs pour obtenir une copie du procès-verbal. »

« Le week-end de Pâques qui s'achève aujourd'hui par une journée classée orange par Bison Futé, avec les retours de très nombreux automobilistes, est traditionnellement l'un des plus meurtriers de l'année. Conducteurs, passagers, cyclistes, motards ou piétons : 39 personnes ont perdu la vie l'an dernier au cours des quatre jours du week-end pascal (soit 5 morts de plus par rapport à la même période en 2005), et 808 autres ont été plus ou moins grièvement blessées. Si l'on se fie à la logique statistique, plus d'une trentaine de familles viennent donc d'apprendre, ce week-end, la perte d'un ou plusieurs de leurs proches et près d'un millier de personnes blessées se savent désormais condamnées à vivre avec des séquelles physiques et psychologiques parfois très lourdes. 

 

Entre lenteur judiciaire, jungle des procédures d'indemnisation et bagarres d'experts, « ceux qui restent » s'embarquent, le plus souvent sans en avoir la moindre idée, dans un très long et douloureux combat. Une lutte qui va bien au-delà de celle que l'on doit mener pour vaincre les toutes premières souffrances d'après-accident.

Une lutte qui va bien au-delà de celle que l'on doit mener pour vaincre les toutes premières souffrances d'après-accident. « Tout va très vite dans les heures et les jours qui suivent le drame, raconte cette maman, qui a perdu son fils dans un accident de moto, il y a trois ans, dans l'Oise. La gendarmerie ouvre une enquête pour déterminer les circonstances. Il faut organiser, financer les obsèques, prendre contact avec les assurances. Après, c'est le grand vide. On attend et on ne sait rien. » (...).

Deux ans avant de pouvoir plaider un cas, six mois pour obtenir un jugement, et enfin trois mois pour que les victimes aient enfin une indemnisation. » A chaque nouveau rendez-vous, le souvenir du drame ressurgit. On ressort l'avis de décès, le rapport d'autopsie... (...)

A la lenteur des procédures s'ajoute le rôle joué par les sociétés d'assurance, souvent pointées du doigt. Perdues, bouleversées et parfois sans ressources financières pour tenir le choc et faire face aux dépenses qui découlent de l'accident, la plupart des victimes n'ont d'autre choix que d'accepter les propositions financières que leur font les assureurs, quelques jours après l'accident.»

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Progression du coût moyen de la sinistralité médicale Selon la Sham (Société Hospitalière d'Assurances Mutuelles spécialisée dans l’assurance des risques des acteurs de la santé, du social et du médico-social), le coût moyen des sinistres médicaux ne cesse d'augmenter
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