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Le syndrome de stress post-traumatique en question

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Ce syndrome survient chez 2 % des personnes blessées, ce pourcentage est porté à 9 % dans les cas de traumatismes crâniens.

« Après un accident, quels sont les risques de syndrome de stress post-traumatique? » Des chercheurs français ont mené une étude d’envergure afin de mieux comprendre ce syndrome. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Jama psychiatry

« Après un accident, quels sont les risques de syndrome de stress post-traumatique? »

Des chercheurs français (Unité Inserm 897 « Centre de recherche Inserm épidémiologie et biostatistique » - Équipe « Prévention et prise en charge des traumatismes » et l’Université de Bordeaux) ont mené une étude d’envergure afin de mieux comprendre le syndrome de stress post-traumatique. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue JAMA Psychiatry (confer le communiqué de l’Inserm).

Ce syndrome survient chez 2 % des personnes blessées, ce pourcentage est porté à 9 % dans les cas de traumatismes crâniens.

Par ailleurs, il est plus fréquent chez les femmes et chez les personnes victimes d’un accident de la route ou ayant subi une agression.

L’apparition du stress post-traumatique est aussi influencée par l’état de santé physique et mental de la victime avant l’accident.

Ainsi, « Chaque année, un Français sur dix se rend aux urgences avec un traumatisme à la suite d'un accident. L’immense majorité des victimes n’ont que des blessures légères et quittent l’hôpital rapidement. Cependant, une partie d’entre elles souffre bien après que les blessures directes sont guéries : maux de tête, peurs incontrôlables ou encore douleurs diverses, troubles de la vision, de l’équilibre ou irritabilité. Lorsque des symptômes surviennent conjointement dans un même contexte, ils constituent ce que l’on appelle un syndrome.»

Les résultats de cette étude conteste l’existence même du syndrome post-commotionnel.

Ce syndrome « ne mérite pas son nom puisque, d’une part, les symptômes qui le composent ne sont pas spécifiques au traumatisme crânien et que, d’autre part, ils ne surviennent pas de manière concomitante. Il semble que le SPC [syndrome post-commotionnel, NDLR] ne soit en réalité qu’une partie du syndrome de stress post-traumatique » commente Emmanuel Lagarde, directeur de recherche à l'Inserm.

« Plusieurs mois après un accident, de nombreux patients souffrent encore de symptômes (maux de tête, douleurs) qui peuvent constituer un véritable handicap. L’équipe d’Emmanuel Lagarde, directeur de recherche Inserm au centre de recherche « épidémiologie et biostatistique » (Inserm/Université de Bordeaux) a étudié le devenir de 1300 personnes admises aux urgences entre 2007 et 2009 pour un traumatisme. Les chercheurs montrent qu’il est possible de détecter les personnes qui développeront un syndrome de stress post-traumatique, survenant généralement lorsque la vie de l’individu a été mise danger. Cela permettra d’adapter leur prise en charge. Leurs travaux révèlent également que le syndrome post-commotionnel, défini à tort comme la conséquence des traumatismes crâniens, ne serait qu’une partie de ce syndrome de stress post-traumatique. »

Ces résultats sont publiés dans la revue JAMA PSYCHIATRY.

Les auteurs soulignent cependant que la réalité de la souffrance des personnes victimes touchées par ces syndromes n’est pas contestée.

Ces symptômes existent et bouleversent la qualité de vie des victimes : « C’est pourquoi il importe de mieux décrire ces syndromes et leur origine d'autant que leur identification a aussi des conséquences importantes en matière d’assurance, de compensation, mais aussi de politiques de prise en charge et de réinsertion des patients », souligne Emmanuel Lagarde, auteur de ces travaux.

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